La mode des voyages «sac à dos», on y adhère ou pas?

C’est la grosse mode ces temps-ci ! De plus en plus, je vois sur mon profil Facebook des photos de personnes qui partent à l’aventure pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Seules ou avec des amis, elles s’en vont découvrir le monde, mais pas comme de traditionnels touristes. On oublie les grands hôtels et les « resorts » ; on va plutôt dans les auberges de jeunesse, on vit au jour le jour, on ne se trace pas nécessairement d’itinéraire… c’est la spontanéité et la liberté à l’état pur.

Lydiane St-Onge, ancienne candidate d’Occupation Double, en a même fait son mode de vie. Elle voyage à sac à dos à travers le monde et nous fait part de ses escapades, des paysages qu’elle voit, des gens qu’elle rencontre. C’est tout à fait fascinant. Je suis jalouse parce que je rêverais de faire comme elle. Faire le tour du monde sans avoir à me soucier des responsabilités de la vie ; des vacances à temps plein quoi !

12295369_10153411491673370_2510980261555826295_nJe n’ai personnellement jamais tenté l’expérience. Et ce n’est pas parce que ça ne m’intéresse pas, mais les circonstances ont fait en sorte que ça n’a jamais adonné… OK, j’ai peut-être aussi un peu peur de l’inconnu, du fait de ne pas nécessairement savoir où tu vas dormir le soir. De prime abord, je suis quelqu’un qui adore planifier, organiser et savoir où je m’en vais. Donc, oui, ça serait une excellente façon de sortir de ma zone de confort !

Comme c’est quelque chose qui a piqué ma curiosité, je me suis dit : pourquoi ne pas me renseigner sur le sujet, connaître les pour et les contre, savoir si ça vaut vraiment la peine ? Ça tombe bien, car une de mes bonnes amies a tenté sa première « expérience sac à dos » l’été dernier. Et elle m’a donné la même réponse que toutes les autres personnes avec qui j’ai parlé du sujet : TU DOIS faire ça au moins une fois dans ta vie, POINT BARRE ! Au passage, elle m’a fait part de ses conseils et de ses impressions. C’est avec plaisir que je vous les partage à mon tour.

Ton sac, ta maison12299398_10153418581498370_3785614491753911651_n
Très important, effectivement. Ça ne s’appelle pas faire un voyage « sac à dos » pour rien. C’est ton tout, ton meilleur ami ou ton pire ennemi — dépendamment si tu l’as rempli intelligemment. Parce qu’étant donné que tu le traînes absolument partout, il doit être le plus léger possible. Il doit aussi contenir du matériel adéquat relativement au type de voyage que tu fais et du climat qu’on y retrouve.

Donc, avant tout, on choisit un sac de qualité (ça vaut largement la peine de payer un peu plus cher) et on s’assure qu’il est confortable et ajustable. Qu’est-ce qu’on met dedans ? La grande question.

  1. Un sac de couchage. Oui, ça prend de la place, mais il va t’être pratique dans plusieurs situations (ne serait que parce que la literie de l’auberge laisse à désirer).
  2. Les vêtements. On n’apporte que le NÉCESSAIRE. Compris, les filles ? Pour vous donner une idée, ça peut se limiter à : 4 t-shirts, 2-3 shorts, 1 pantalon, 2 chandails chauds, un manteau coupe-vent/pluie, des sous-vêtements pour une semaine, un maillot de bain, une paire de chaussures de randonnée et une paire de sandales. Et on n’oublie pas qu’on n’est pas là pour jouer la carte de la mode !
  3. La trousse d’hygiène. Tout comme les vêtements, on en apporte le moins possible et on choisit des formats dits « de voyage ».
  4. Les documents importants : passeport, billets d’avion/de train, numéro d’assurance, argent et photocopies.

Le journal de bord
Selon mon amie, c’est primordial d’avoir son journal de bord. Elle en avait un et elle s’en est servie chaque jour. Elle y écrivait ce qu’elle voyait, ce qu’elle ressentait, les rencontres qu’elle faisait… C’était sa façon d’immortaliser ses souvenirs et c’était une sorte de « thérapie ».

Je vous laisse avec des extraits de son journal, car il n’y a rien de mieux que ses propres mots pour vous faire comprendre le « feeling ».

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Aussi surprenant que ce soit, je me sens chez moi dans les auberges et dans les pays que je visite. La solitude n’est plus qu’un sentiment pour moi, elle est un endroit. Un endroit où je me sens chez moi, où je me sens bien de ressentir les émotions et d’être connectée à mon corps, comme jamais je l’ai été.

Août 2015
Dans un train en direction de Zagreb, Croatie



Je me regarde dans le miroir, c’est moi qui ai vécu tout ça. Je ne me suis pas vue, je l’ai vécu. Est-ce réel ? Qu’est réellement la réalité ? Ai-je vécu tout ça ? Suis-je ici, à Venise, maintenant ? Je ferme les yeux, écoute le vent, les bateaux qui naviguent et m’écoute respirer. En ce moment, rien d’autre n’a d’importance. Seulement ma respiration, mes pensées. Je ne ressens pas la faim, pas l’amour. Je pleure sans ressentir la tristesse. Mes yeux regardent dans le vide et pleurent avec les images et les émotions de tout ce que j’ai pu vivre depuis mon départ. Je me sens redevenir la petite fille passionnée, passionnée par la vie, sa vie.

Décembre 2015
Venise, Italie

Ça donne le goût de partir, non?

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Références :

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